Découvrir Rome le temps d’un week-end : activités, adresses et conseils

Rome, ça ne se raconte pas…Ça se vit. C’est cette sensation unique de marcher sur des pavés que des légionnaires romains ont foulés 2 000 ans avant vous. C’est lever la tête et tomber nez à nez avec une fresque de Michel-Ange. C’est commander un espresso au comptoir pour 1,20 €, le descendre en trente secondes comme une vraie locale, et repartir explorer la ville. C’est croquer dans la meilleure pizza de votre vie dans une petite ruelle que vous avez trouvée complètement par hasard.
Bref, Rome est unique au monde. Cette ville déborde de monuments, d’histoire, de saveurs, de bruit, de vie. Et c’est exactement ça qui la rend si addictive. On y vient une fois, et on repart déjà en train de planifier le retour.
Mais comment s’organiser quand la ville propose des siècles entiers de choses à voir ? Par où commencer ? Colisée ou Vatican en premier ? Trastevere ou Monti pour dîner ? Gelato à la pistache ou à la stracciatella ? (Réponse : les deux, évidemment !)
Pas de panique on a pensé à tout ! Nous vous embarquons pour un itinéraire de 3 jours qui mêle l’Antiquité romaine, les trésors de la chrétienté, les quartiers qui vivent, les adresses cachées, et quelques astuces d’initiées pour éviter les pièges à touristes. Parce qu’à Rome, entre le vrai gelato artisanal et la copie industrielle colorée à l’entrée du Panthéon, il y a un monde !
Prêtes à découvrir l’une des plus belles villes d’Europe ? Allora, andiamo ! 🇮🇹✨
Rome avant de partir : ce qu’il faut vraiment savoir

Une ville qui ne ressemble à aucune autre
Rome, c’est sans aucun doute l’une des villes les plus importantes de l’histoire de l’humanité (oui oui !).
Fondée (selon la légende) en 753 avant J.-C. par Romulus, elle a été pendant des siècles le centre du plus grand empire du monde occidental. Aujourd’hui encore, chaque rue, chaque place, chaque pierre semble raconter une histoire. C’est d’ailleurs pour ça qu’on l’appelle la Ville Éternelle : parce que Rome n’appartient pas à une époque. Elle appartient à toutes !
Une ville construite sur 2 000 ans d’histoire
Ce qui est fascinant à Rome, c’est que vous pouvez passer d’une époque à une autre en quelques minutes à pied. D’un côté, des arènes antiques construites sous l’Empire romain. De l’autre, une basilique baroque du 17ème siècle. À côté, un palazzo Renaissance. Et entre les deux, une gelateria des plus modernes où la queue s’étend sur 20 mètres… Et oui, c’est ça Rome ! Un vrai musée à ciel ouvert qui traverse toutes les époques.
La dolce vita, version romaine
Et puis Rome, c’est aussi et surtout une façon de vivre. Les Romains ont cette capacité incroyable à profiter de l’instant présent.
On déjeune tard (jamais avant 13h), on dîne encore plus tard (20h30-21h au minimum), on prend le temps de savourer un espresso debout au comptoir comme si c’était un rituel sacré.
La vie à Rome est une succession de petits plaisirs : un gelato en se baladant, un verre d’Aperol spritz en terrasse, une pizza croquante sortie du four à bois… La dolce vita, ce n’est pas un mythe !
Comment rejoindre Rome depuis la France ?
Rome est très bien desservie depuis la France, et vous avez plusieurs options selon votre budget et votre point de départ.
En avion :
- C’est clairement l’option la plus rapide ! Rome possède deux aéroports : Fiumicino (FCO), le principal, à 30 km du centre-ville, et Ciampino (CIA), plus petit, utilisé par les low-cost.
- Depuis Paris, comptez environ 2h15 de vol. Les compagnies low-cost (Ryanair, EasyJet, Volotea) proposent régulièrement des vols à 40-120 € l’aller-retour si vous réservez à l’avance.
- Air France et Alitalia (ITA Airways) coûtent un peu plus cher mais offrent plus de flexibilité.
Depuis Fiumicino, le Leonardo Express (train direct) vous emmène en 32 minutes à la gare centrale Roma Termini pour 14 €. En taxi, comptez environ 50 € fixe pour le centre-ville.
En train : Si vous venez du nord de l’Italie ou d’autres villes européennes, le train est également une excellente option. En revanche, depuis Paris, il faut prévoir un trajet de 10-12h avec correspondances. Ce n’est clairement pas l’option la plus pratique pour un week-end prolongé !
La météo romaine : quand partir pour en profiter au maximum ?

Rome bénéficie d’un climat méditerranéen chaud et ensoleillé, ce qui en fait une destination agréable presque toute l’année.
- Le printemps (mars-mai) est la période idéale ! Les températures oscillent entre 15 et 22°C, les jardins sont en fleurs, les terrasses sont ouvertes et la foule touristique n’a pas encore envahi la ville. C’est notre recommandation numéro un !
- L’été (juin-août) est très chaud (30-35°C) et les files d’attente au Colisée ou aux Musées du Vatican peuvent atteindre des proportions décourageantes. Si vous partez en été, réservez TOUT en ligne à l’avance et privilégiez les visites tôt le matin.
- L’automne (septembre-octobre) reste très agréable avec des températures douces (18-25°C) et moins de touristes qu’en été. C’est également une excellente période.
- L’hiver (novembre-février) est doux (8-15°C) mais parfois pluvieux. La bonne nouvelle : moins de monde et des prix bien plus bas. Parfait pour les visites culturelles !
Notre recommandation ? Partez plutôt entre avril-mai ou septembre-octobre pour le meilleur rapport météo/affluence. Évitez les ponts italiens (Ferragosto en août, Pâques…) où les prix s’envolent et la ville est bondée.
Le GoCity Pass Rome : le bon plan pour les visiteuses organisées
Si vous prévoyez d’enchaîner les visites, le GoCity Rome Pass est très certainement un indispensable ! Ce pass touristique vous donne accès à plus de 30 activités de la ville pour un prix fixe selon la durée choisie.
Comment ça fonctionne ? Vous choisissez un pass 1, 2, 3 ou 5 jours (à partir de 69 € en 1 jour). Une fois activé, vous avez accès à autant d’attractions que vous voulez dans la limite de votre durée. Les sites inclus couvrent notamment le Colisée, les Musées du Vatican, la Chapelle Sixtine, la Galerie Borghèse, le Musée du Capitole…
Est-ce vraiment rentable ? Faisons le calcul :
- Colisée + Musées du Vatican + Chapelle Sixtine + Musée du Capitole = environ 70-80 € à l’unité.
- Le pass 2 jours coûte environ 89 €. Si vous visiterez plusieurs sites majeurs, le pass est clairement rentable !
- Et surtout, beaucoup d’activités incluses dans le pass permettent d’éviter les files d’attente, ce qui est précieux à Rome en haute saison.
Notre conseil 📌 : planifiez vos visites à l’avance et vérifiez les sites inclus sur le site officiel Go City avant d’acheter, car la liste peut évoluer.
Le budget (réaliste) pour un week-end à Rome
Pour l’hébergement :
- Auberge de jeunesse (dortoir) : 20-35 €/nuit
- Hôtel 3 étoiles central : 80-130 €/nuit
- Hôtel 4 étoiles ou boutique-hôtel : 150-250 €/nuit
- Airbnb pour 2 personnes : 70-150 €/nuit selon le quartier et la saison
Pour l’alimentation :
- Espresso au comptoir : 1-1,50 € (oui, vraiment !)
- Déjeuner dans une trattoria : 12-20 €
- Pizza à la coupe (pizza al taglio) : 3-6 € la part
- Gelato : 2,50-4 € (méfiez-vous des “faux gelatos” en zone touristique !)
- Dîner dans un bon restaurant : 25-40 €
Pour les transports :
- Ticket de bus/métro unitaire : 1,50 € (valable 100 min)
- Pass 24h : 7 €
- Le centre se visite entièrement à pied !
En résumé, prévoyez entre 300 et 600 € par personne pour 3 jours selon votre style de voyage (hors vols).
Votre checklist bagages pour un week-end romain réussi
Pour Rome, on voyage pratique avant tout.
Les vêtements : un jean ou pantalon léger, deux robes ou jupes midi (important pour les visites religieuses !), quelques t-shirts, un pull ou veste légère pour les soirées, une tenue habillée si vous souhaitez dîner dans un restaurant chic.
📌 Attention aux tenues pour les visites religieuses : dans les basiliques et les Musées du Vatican, les épaules et les genoux doivent être couverts. Prévoyez un foulard ou un paréo léger dans votre sac pour vous couvrir à l’entrée. C’est non-négociable, les gardiens vous refuseront l’accès sinon.
Les chaussures : des baskets confortables, c’est tout ce dont vous aurez besoin. Les rues romaines sont pavées (les fameux sanpietrini, ces pavés ronds et légèrement glissants), et vous allez marcher énormément. Oubliez les talons !
La trousse de toilette : L’essentiel + crème solaire (le soleil italien est traître même au printemps), une crème hydratante pour les jambes (les journées de marche assèchent la peau), et si vous partez en été, un bon anti-moustique pour les soirées en terrasse.
Ce qu’il faut absolument goûter à Rome

La cuisine romaine, c’est tout le contraire de la sophistication : peu d’ingrédients, des recettes transmises de génération en génération, et un résultat qui vous donne envie de ne plus jamais rentrer. Voici les spécialités à ne manquer sous aucun prétexte :
- La cacio e pepe : trois ingrédients seulement (pâtes, pecorino romano, poivre noir), et pourtant un plat d’une générosité absolue. La sauce crémeuse enveloppe les tonnarelli dans une explosion de fromage et de poivre. Simple, rustique, inoubliable.
- La carbonara : pas de crème fraîche, les puristes vous le diront vigoureusement ! La vraie carbonara romaine, c’est des pâtes, du guanciale (joue de porc), du pecorino, du parmesan et des jaunes d’œufs. Onctueuse, généreuse, et absolument parfaite.
- L’amatriciana : une sauce tomate relevée au guanciale et au pecorino, servie sur des rigatoni. Le plat du dimanche de toutes les familles romaines.
- Le supplì : une croquette de riz frite, farcie de sauce tomate et de mozzarella fondante, panée et croustillante à l’extérieur. C’est LE snack de rue romain par excellence, à attraper sur le pouce pour quelques euros.
- La pizza al taglio : oubliez la pizza ronde ! À Rome, la pizza se mange à la coupe, en rectangles vendus au poids, avec une pâte épaisse et aérée garnie de toppings variés. On pointe ce qu’on veut, le pizzaïolo coupe et plie en deux pour manger en marchant.
- Le trapizzino : une invention moderne qui fait fureur depuis Testaccio. Un triangle de pain à pizza croustillant et moelleux, farci d’un plat traditionnel romain (poulet à la cacciatore, langue de bœuf en sauce, coda alla vaccinara…). Street food génial.
- Les carciofi alla giudia : des artichauts aplatis et frits à l’huile d’olive jusqu’à devenir dorés et croustillants comme des chips. Une spécialité du ghetto juif de Rome, absolument délicieuse.
Vous voilà fin pretes à partir à la découverte de Rome ! Voici le programme idéal pour une coupure idéale le temps d’un week-end prolongé.
JOUR 1 – Rome antique : deux mille ans d’histoire en une journée

Le matin : Colisée, Forum et mont Palatin
La première journée est entièrement dédiée à la Rome antique, et autant commencer par le monument le plus emblématique de la ville : le Colisée. Cette arène colossale construite entre 70 et 80 après J.-C. pouvait accueillir jusqu’à 80 000 spectateurs venus assister aux combats de gladiateurs et aux chasses d’animaux exotiques. Aujourd’hui encore, avec ses 2 000 ans au compteur, elle impose un respect absolu.
📌 Notre conseil : réservez vos billets en ligne bien à l’avance (18 € l’entrée de base, inclus dans le GoCity Pass). Sans réservation, les queues peuvent dépasser 2h en haute saison. Arrivez dès l’ouverture à 9h pour profiter du site avant l’afflux de groupes. Le billet inclut l’accès au Forum romain et au mont Palatin, alors ne repartez pas sans explorer les deux !
Dans la même veine, le Forum romain juste à côté est l’ancien cœur politique et commercial de la Rome antique. En vous promenant entre les colonnes effritées et les arcs de triomphe, vous marchez littéralement dans les pas de Jules César et Cicéron. Le mont Palatin qui surplombe le Forum offre une vue panoramique magnifique sur l’ensemble du site.
💡Ce qu’il faut savoir : comptez 3h minimum pour tout visiter correctement.
Vers midi : pause romaine à deux pas du Colisée
Après tant d’émotions historiques, vous méritez une vraie pause déjeuner. Éloignez-vous des rues immédiatement autour du Colisée (pièges à touristes assurés) et dirigez-vous vers le quartier de Testaccio, à 15 minutes à pied. C’est ici que mangent les vrais Romains, loin des menus plastifiés en cinq langues.
Flavio al Velavevodetto (via di Monte Testaccio) est une trattoria romaine authentique dont les salles sont creusées dans une colline d’amphores antiques. Cacio e pepe, carbonara, coda alla vaccinara (queue de bœuf mijotée)… De la cuisine romaine généreuse et sans chichi pour 15-22 € le plat. Réservez ou arrivez tôt !
L’après-midi : Thermes de Caracalla et Marché de Trajan
L’après-midi, nous vous proposons deux visites moins connues mais ô combien fascinantes.
Les Thermes de Caracalla (9 € l’entrée) sont parmi les mieux conservés de l’Empire romain. Ces bains publics inaugurés en 216 après J.-C. pouvaient accueillir 1 600 baigneurs simultanément !
Les dimensions sont vertigineuses : 28 mètres de hauteur sous plafond, des mosaïques encore visibles au sol, des tuyauteries sophistiquées sous les pieds… Un site souvent ignoré des touristes pressés, et c’est exactement pour ça qu’on vous le recommande. Comptez 1h de visite.
Ensuite, direction le Marché de Trajan (16 € l’entrée), considéré comme le premier centre commercial de l’Histoire ! Construit au 2ème siècle, ce complexe de 150 boutiques sur six niveaux vendait épices, vins, huiles et denrées du monde entier. L’état de conservation est impressionnant et le musée intégré recontextualise parfaitement la vie commerciale romaine antique.
Le soir : dîner dans le quartier Monti

Pour votre première soirée romaine, direction le quartier Monti, le plus branché et le plus vivant du centre historique. Entre la Piazza della Madonna dei Monti et la Via dei Serpenti, les bars à vin, osterie et petits restaurants s’enchaînent dans une ambiance jeune et décontractée.
Pour l’apéro, posez-vous à la Piazza della Madonna dei Monti : dès 18h, les Romains s’y retrouvent avec leur spritz ou leur Negroni, assis sur les marches de la fontaine.
Pour dîner, Alle Carrette (via della Madonna dei Monti) sert les meilleures pizzas romaines du quartier, fines et croustillantes comme il se doit (8-12 €)!
JOUR 2 – Vatican et Rome baroque

Le matin : Musées du Vatican et Chapelle Sixtine
Jour 2, réveil aux aurores ! La visite des Musées du Vatican est le point d’orgue de tout séjour romain, et elle nécessite une organisation sans faille.
📌 La règle d’or : réservez absolument votre entrée en avance en ligne (17 € l’entrée, souvent inclus dans le GoCity Pass). Les files d’attente sans réservation peuvent atteindre 3 à 4 heures en haute saison. Visez l’ouverture à 9h ou réservez un créneau matinal pour commencer avant les groupes.
Les musées abritent l’une des plus grandes collections d’art au monde :
- Galerie des cartes géographiques,
- Appartements Borgia,
- Galerie des Candélabres,
- Pinacothèque…
On pourrait y passer plusieurs jours. Pour un week-end, concentrez-vous sur les incontournables et gardez de l’énergie pour la pièce maîtresse : la Chapelle Sixtine. Levez la tête, ouvrez grand les yeux, et prenez le temps d’admirer le plafond peint par Michel-Ange entre 1508 et 1512. Le Jugement Dernier sur le mur du fond est tout aussi époustouflant. Interdit de photos, interdit de parler fort. On se tait et on s’émerveille.
Juste après les musées, accédez à la Basilique Saint-Pierre (entrée libre). La plus grande église du monde vous attend avec son dôme dessiné par Michel-Ange, son baldaquin baroque de Bernin, et la Pietà sculptée par le même Michel-Ange à seulement 24 ans. Montez sur le dôme (8 € à pied, 10 € en ascenseur) pour une vue panoramique à 360° sur Rome qui vous laissera sans voix.
Vers midi : déjeuner dans le quartier Prati
Le quartier Prati, juste à côté du Vatican, est le quartier résidentiel et commerçant des Romains « bien ». Loin de l’agitation touristique, il concentre d’excellentes adresses pour une vraie pause déjeuner.
Il Sorpasso (via Properzio) est une taverne moderne qui sert des planches de charcuteries, fromages italiens et petits plats à partager pour 12-18 €. Ambiance décontractée, clientèle 100% locale !
Ou faites simple et délicieux avec une pizza al taglio chez Pizzarium de Gabriele Bonci (via della Meloria), considéré par beaucoup comme le meilleur pizza al taglio de Rome. Pâte épaisse et alvéolée, garnitures créatives et généreuses, le tout pour 4-7 € la part. La file d’attente en dit long !

L’après-midi : Panthéon et Église Saint-Louis-des-Français
Direction le cœur du Rome baroque pour l’après-midi.
Le Panthéon est l’un des édifices antiques les mieux conservés au monde. Construit en 125 après J.-C. sous l’empereur Hadrien, son dôme en béton de 43 mètres de diamètre reste une prouesse architecturale inégalée pendant des siècles. L’oculus (ouverture circulaire au sommet du dôme) qui laisse entrer la pluie directement à l’intérieur est un détail qui ne cesse d’étonner.
Le prix d’entrée : 5 € (réservation en ligne conseillée).
📌 À savoir : On entre souvent dans les guides uniquement pour sa grandeur, mais le Panthéon abrite aussi les tombeaux de Raphaël et des rois d’Italie. Prenez le temps de regarder les détails.
À deux pas, l’Église Saint-Louis-des-Français est un joyau méconnu. Gratuite et peu fréquentée, elle abrite trois toiles monumentales du Caravage représentant la vie de saint Matthieu. Ces œuvres, peintes entre 1599 et 1600, sont parmi les plus importantes du peintre et méritent un arrêt prolongé. La chapelle Contarelli est un véritable choc esthétique avec ses contrastes de lumière et d’ombre caractéristiques du Caravage. Entrée libre.

Le soir : Fontaine de Trevi et dîner à Trastevere
En fin d’après-midi, rejoignez la Fontaine de Trevi. Oui, c’est bondé et oui, ça vaut tout de même le coup.
📌 Notre règle d’or : : évitez 14h-18h en haute saison et préférez une visite en soirée quand les lumières illuminent la fontaine et que l’atmosphère devient presque magique. Lancez votre pièce par-dessus l’épaule gauche pour (selon la tradition) être sûre de revenir à Rome.
Pour dîner, prenez le bus ou un taxi jusqu’à Trastevere (ou à pied selon votre fatigue mais comptez une bonne trentaine de minutes), le quartier le plus authentique et le plus romanesque de Rome. Ses ruelles pavées couvertes de lierre, ses restaurants dont les tables débordent sur le trottoir, ses fontaines illuminées… C’est l’image d’Épinal de Rome, et elle est méritée.
Da Enzo al 29 (via dei Vascellari) est une trattoria familiale tenue depuis 1935 qui sert la cuisine romaine traditionnelle la plus authentique du quartier. Cacio e pepe parfaite, carciofi alla romana (artichauts braisés), tiramisù maison… Comptez 25-30 € par personne (et là aussi réservez impérativement).
Terminez la soirée en vous perdant dans les ruelles de Trastevere avec un verre de vin rouge local. Les bars y sont nombreux et l’ambiance conviviale.
JOUR 3 – Basiliques, places et dernières saveurs romaines

Le matin : Basilique Sainte-Cécile et Aventin
Pour cette dernière matinée, retour à Trastevere pour visiter la Basilique Sainte-Cécile (entrée libre pour la basilique, 2,50 € pour la crypte et les fresques). Ce sanctuaire dédié à la patronne de la musique cache sous ses pieds une véritable merveille : les restes de la maison romaine antique de Sainte-Cécile, avec ses tuyauteries, mosaïques et structures encore intactes.
De là, rejoignez à pied le quartier de l’Aventin. Grimpez jusqu’au trou de serrure des Chevaliers de Malte, une expérience que les initiés partagent avec un sourire entendu.

Vers midi : Campo de’ Fiori et le meilleur gelato de Rome
Direction Campo de’ Fiori, l’une des places les plus vivantes de Rome. Le matin, c’est un marché coloré de fruits, légumes, fleurs et épices. À midi, les marchands repartent et les terrasses des bars et restaurants prennent le relais.
Déjeunez sur place ou grignotez les produits du marché (une bruschetta aux tomates, quelques olives, un morceau de focaccia) puis accordez-vous enfin le rituel romain incontournable : le gelato. Mais attention, pas n’importe lequel !
📌 Comment repérer un vrai gelato artisanal : Les bacs doivent être couverts (pas exposés en monticules colorés à l’air libre), les saveurs doivent avoir des couleurs naturelles (la pistache est verte pâle, pas vert fluo), et le tarif affiché doit être en €/portion (pas à la boule). Les meilleures gelaterie de Rome ? Fatamorgana (créations originales avec des saveurs comme romarin-citron ou basilic-noix), Fior di Luna à Trastevere (produits bio et locaux), ou Giolitti (institution romaine depuis 1900) si vous voulez rester sur du classique.
L’après-midi : Musée du Capitole et dernières visites
Pour votre dernier après-midi, montez sur la colline du Capitole (la Piazza del Campidoglio, dessinée par Michel-Ange) et entrez dans le Musée du Capitole, le plus ancien musée public du monde, ouvert depuis 1471 ! Ses collections de sculptures antiques sont exceptionnelles : la Louve Capitoline, l’Épine du pied, la statue équestre en bronze de Marc-Aurèle…
Comptez 13 € l’entrée et 1h30 de visite. La terrasse panoramique donne une vue magnifique sur le Forum romain.
Si vous avez encore du temps et de l’énergie, faites un dernier tour dans le quartier Monti pour des achats : antiquités, créateurs italiens indépendants, bijoux artisanaux et boutiques vintage s’y côtoient dans un cadre bien plus sympathique que les boutiques souvenirs des zones touristiques.
Prenez ensuite suffisamment de temps pour votre rendre à l’aéroport ou à la gare selon le mode de transport choisi.
Arrivederci Roma… et à très bientôt, forcément ! 🇮🇹
Comment se déplacer à Rome ?
La bonne nouvelle, c’est que le centre historique de Rome se visite très largement à pied. Du Colisée au Panthéon, de Trastevere à la Fontaine de Trevi, les distances sont raisonnables et la marche est souvent la meilleure façon de découvrir les détails cachés dans les ruelles.
Pour les trajets plus longs (Vatican, Testaccio, Trastevere depuis le nord) :
- Le bus : le réseau est dense et couvre toute la ville. Un ticket (1,50 €, valable 100 min) s’achète en tabac ou via l’application ATAC. C’est souvent le meilleur moyen pour traverser la ville, même si ça peut être lent aux heures de pointe.
- Le métro : seulement deux lignes (A et B), mais elles desservent les points clés (Termini, Vatican/Ottaviano, Colisée/Colosseo). Rapide et pratique.
- Le taxi : nombreux et honnêtes si vous prenez les taxis officiels (blancs, avec le logo Roma Capitale). Évitez les chauffeurs qui vous accostent à l’aéroport. Uber fonctionne aussi à Rome.
- Le vélo/trottinette : des services de location en free-floating existent (Lime, Bird), pratiques pour de courts trajets sur les voies plates, moins conseillés sur les pavés romains !
Monnaie et paiements à Rome
Vous êtes en Italie, donc vous payez en euros ! Les cartes bancaires sont acceptées dans la grande majorité des commerces, restaurants et musées. Cependant, Rome reste une ville où le cash est encore très utilisé, notamment dans les petites trattorias familiales, les bars de quartier et les marchés. Gardez toujours 20-30 € en liquide sur vous.
Nos conseils : une carte sans frais bancaires à l’étranger (Revolut, Wise, N26) vous évitera les commissions sur chaque transaction. Les distributeurs sont nombreux en centre-ville, mais évitez ceux des zones hyper-touristiques qui appliquent parfois des frais supplémentaires.
Téléphone et connexion internet
Vous êtes dans l’Union européenne, donc votre forfait mobile français fonctionne en Italie sans frais supplémentaires grâce au roaming européen. La 4G/5G couvre parfaitement l’ensemble de la ville.
Le WiFi gratuit est disponible dans la quasi-totalité des cafés, hôtels et restaurants. La ville propose également des bornes WiFi publiques dans certains espaces.
Notre astuce : téléchargez Google Maps en mode hors ligne sur la zone de Rome avant de partir, et l’application ATAC pour les transports en commun. Pour les musées et sites archéologiques, CoopCulture est l’appli officielle pour réserver vos billets en ligne.
Buon viaggio e arrivederci Roma ! 🏛️🍕🇮🇹✨


