© Marion Guillot
Look

L’élégance nomade : le costume comme terrain de jeu

Avec le soleil qui pointe le bout de son nez, le printemps est souvent synonyme d’escapades et de visites. Mais on se retrouve souvent face à la même question : comment rester stylée sans s’encombrer ? Certaines matières ont ce don de tout concilier, et le costume en coton en fait partie.

Je vous montre comment en faire un allié de voyage capable de tenir le rythme d’un week-end, sans faire une croix sur son style.

Élégant et confortable comme un jogging : le pouvoir du costume

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Quand on entend « costume », on pense à ces hommes qui travaillent dans le quartier de La Défense, à Paris. Engoncés dans leurs trois-pièces, été comme hiver, la cravate serrée et le souffle coupé. Je vous propose aujourd’hui de réinventer cette image dépassée.

Pour les fans de vin, direction Dijon. Notre belle capitale bourguignonne, un peu capricieuse face aux températures, se prête parfaitement à ce look intemporel.

Tout réside dans les matières et la coupe. Mon costume est en 100 % coton : doux, souple et respirant. Il s’adapte aussi bien à une journée sous 25 degrés qu’à une soirée fraîche sous les lumières d’une nouvelle ville. Le pantalon, lui, n’a ni bouton ni fermeture éclair ; il se noue à la taille avec des cordons. Autrement dit, c’est un jogging sous couverture. Le blazer est tout aussi léger, parfait pour superposer sans alourdir la silhouette.

En dessous, une petite chemise blanche à manches courtes, en 100 % coton également, et une cravate rose en soie pour cette touche androgyne que j’affectionne. Par temps plus frais, glissez dans votre sac un petit haut en cachemire Intimissimi qui rendra votre look tout aussi raffiné en vous protégeant du froid.

Et la couleur grise ? Un choix stratégique. Elle permet d’ajouter des accessoires plus affirmés, avec un vrai caractère. Le monochrome, c’est la liberté absolue pour accessoiriser sa tenue au gré de ses destinations.

La base invisible, les sous-vêtements respirants

On parle rarement de dessous dans les articles de voyage. Pourtant, ils font toute la différence lors d’une longue journée de découverte. Mon secret très mal gardé : les ensembles de chez DIM couleur chair, sans couture et en microfibre. Les coupes sans couture permettent de porter n’importe quels vêtements sans laisser deviner les dessous, tout en évitant les frottements gênants.

Ça n’est pas glamour à dire, mais c’est la véritable fondation d’une tenue de liberté, et la plupart des femmes vous diront que l’essayer, c’est l’adopter.

Des baskets pour suivre le rythme de nos découvertes

Hors de question de sacrifier ses pieds, on souffre déjà trop souvent pour ça.

J’ai opté pour une paire de New Balance 2002R grises dans lesquelles je pourrais marcher jour et nuit : légères, confortables grâce à leur semelle et dans un coloris qui s’harmonise parfaitement avec le costume.

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Disons-le clairement : les talons de 10 cm dans une ville qu’on ne connaît pas encore, c’est non. Les chaussures plates sont la vraie sophistication du voyage.

Les accessoires : utiles, stylés et bien pensés

Le couteau suisse de mon vestiaire, c’est mon trench. Pour être armée contre la pluie, je l’enfile par-dessus mon costume. Ce trench transparent à carreaux colorés signé Maje donne tout son caractère à la tenue.

Je vois cette pièce comme un bijou aux multiples atouts. Léger (100 % polyuréthane), il se plie en quelques secondes dans mon sac en bandoulière. Il peut se porter ouvert pour cet effet de superposition cher à mon cœur, ou fermé et ceinturé par temps pluvieux. Et si vous partez en week-end à la mer, vous pouvez échanger le trench contre une petite veste courte imperméable pour plus d’aisance.

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Pour le sac, on est team sac banane ici, il sera votre meilleur allié pour une journée de visite intensive. Mais si vous préférez les sacs à main, je vous laisse vous inspirer de cet article du blog qui vous aidera dans votre organisation.

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Pour cette escapade, le choix d’un sac banane noir matelassé est tout sauf un hasard. Ce sac, c’est l’icône de la marque COS, mais ici en plus petit et plus abordable, shoppé chez ASOS. Porté en bandoulière, il libère les mains et sa matière protège de la pluie. Malgré sa taille trompe-l’œil, c’est un sac à main digne de celui de Mary Poppins.

Dedans, le strict nécessaire : une batterie externe pour le téléphone, un porte-monnaie, le fameux trench, un stylo et un crayon à lèvres qui ne prend pas de place. Et pour couronner la tenue, une paire de lunettes de soleil roses. Avec ses verres teintés qui permettent de les porter toute la journée, c’est un petit clin-d’œil coloré aux carreaux du trench.

L’idée est simple : partir d’une base solide et intemporelle pour la faire évoluer selon l’endroit (et la météo) où vous posez vos valises. Un costume gris, une bonne paire de baskets, une veste pour contrer la pluie et vous êtes prêtes à arpenter le monde.

Marion Guillot

Escape et sac à dos est un blog destiné aux voyageuses et globetrotteuses francophones à travers le monde.

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