Casque Shokz OpenMove
Test

Casque à conduction osseuse : j’ai testé le Shokz OpenMove, voici ce qu’il vaut vraiment au quotidien

Les écouteurs qui bouchent les oreilles, très peu pour moi. Pour courir, marcher en ville ou simplement écouter un podcast tout en restant attentive à ce qui m’entoure, j’avais envie de tester une autre solution. C’est là que le Shokz OpenMove entre en scène. Son principe est assez différent d’un casque ou d’une paire d’écouteurs classiques : ici, pas d’embout dans le conduit auditif. Le son passe par vibration à travers les os du crâne, tandis que les oreilles restent complètement dégagées.

Sur le papier, l’idée est séduisante. Mais entre la promesse d’un casque confortable, pratique et suffisamment performant pour accompagner le quotidien et la réalité d’utilisation, il peut y avoir un monde. J’ai donc pris le temps de tester l’OpenMove dans plusieurs situations : musique, podcasts, appels, déplacements et utilisation prolongée. Verdict ? Ce casque a de vrais atouts, mais il faut savoir ce que l’on recherche avant de craquer.

Casque Shokz OpenMove
Casque Shokz OpenMove

Première impression : un casque léger qui change complètement des écouteurs classiques

Avec ses 29 grammes, le Shokz OpenMove reste suffisamment léger pour se faire oublier assez rapidement. Sa structure en titane entourée de plastique se place derrière la tête, tandis que les deux transducteurs viennent se positionner devant les oreilles, au niveau des tempes. Il faut simplement trouver la bonne position pour que les vibrations soient correctement transmises.

La première utilisation est forcément un peu déroutante. On a l’impression de porter un casque sans réellement avoir quelque chose dans les oreilles. Pourtant, une fois le positionnement trouvé, le principe devient rapidement naturel. Et c’est justement l’un des gros avantages de ce modèle : les oreilles restent libres. On peut donc entendre les voitures, les conversations ou les bruits environnants tout en écoutant son contenu audio.

Pour une promenade ou une séance de sport en extérieur, cette conception est particulièrement appréciable. Le casque bénéficie par ailleurs d’une certification IP55, qui lui permet de résister à la transpiration, à l’humidité et à la poussière. En revanche, inutile de l’imaginer pour la piscine : il n’est clairement pas conçu pour être immergé.

Côté commandes, Shokz a fait simple. Trois boutons permettent de gérer le volume, la lecture et les appels. Après quelques utilisations, on mémorise facilement les différents gestes. Un appui pour mettre la musique en pause, plusieurs pressions pour changer de morceau : rien de particulièrement compliqué. Seul petit détail agaçant, les bips sonores émis lors de certaines manipulations sont assez présents.

Casque Shokz OpenMove
Casque Shokz OpenMove

Appairage : quelques secondes suffisent, mais oubliez l’application

Pour connecter l’OpenMove à mon smartphone, pas besoin de passer par une longue procédure. Le casque fonctionne en Bluetooth 5.1 et propose même le couplage multipoint, pratique pour passer d’un appareil à l’autre. La portée annoncée atteint environ 10 mètres dans de bonnes conditions.

L’appairage s’est donc montré rapide et stable. Une fois le casque reconnu par le téléphone, il suffit de le sélectionner dans les réglages Bluetooth pour commencer à écouter. C’est typiquement le genre de produit que l’on peut laisser enregistré dans son smartphone et ressortir quelques jours plus tard sans devoir tout recommencer.

Mais il y a un petit piège à connaître avant l’achat : le Shokz OpenMove n’est pas compatible avec l’application Shokz. Contrairement à certains modèles plus haut de gamme de la marque, il n’est donc pas possible de passer par une application mobile pour personnaliser l’expérience, modifier certains réglages ou gérer les commandes.

Au début, cette absence peut sembler frustrante. Finalement, elle rend surtout le produit très simple : on le connecte, on appuie sur les boutons et on écoute. Pas de compte à créer, pas de menu à parcourir, pas de réglages à chercher dans une application.

Casque Shokz OpenMove
Casque Shokz OpenMove

Et le son dans tout ça ? Il faut revoir ses attentes

C’est probablement sur cette partie que le changement d’habitude est le plus important. Si vous passez d’écouteurs intra-auriculaires ou d’un casque fermé au Shokz OpenMove, vous allez forcément remarquer une différence.

Pour les podcasts, les livres audio, les vidéos et les conversations téléphoniques, le résultat est plutôt convaincant. Les voix ressortent clairement et restent faciles à suivre, ce qui correspond finalement très bien à l’usage auquel je destine le plus volontiers ce type de casque.

Pour la musique, c’est plus nuancé. Le principe même de la conduction osseuse impose certains compromis. Les basses manquent notamment de profondeur et les morceaux paraissent moins enveloppants qu’avec de véritables écouteurs. Les médiums et les aigus s’en sortent mieux, mais il ne faut pas acheter l’OpenMove avec l’idée de retrouver la richesse sonore d’un casque audio classique. Des tests spécialisés soulignent eux aussi cette faiblesse dans les basses et l’absence d’une véritable ampleur sonore.

En revanche, pour écouter une playlist pendant une balade ou accompagner une séance de sport, le rendu reste suffisamment agréable. Et surtout, on garde conscience de son environnement. C’est précisément là que l’OpenMove trouve sa raison d’être.

Les appels constituent d’ailleurs une bonne surprise. Le casque intègre deux microphones avec traitement de réduction du bruit et permet de tenir une conversation sans avoir besoin de sortir son téléphone. Les tests réalisés sur le modèle montrent une qualité d’appel plutôt correcte, notamment face aux bruits réguliers comme la ventilation.

Casque Shokz OpenMove
Casque Shokz OpenMove

Autonomie : six heures annoncées, de quoi tenir une bonne partie de la journée

Shokz annonce jusqu’à six heures d’autonomie pour l’OpenMove. Une durée qui paraît assez courte comparée à certains casques et écouteurs récents, mais qui reste cohérente avec le positionnement du produit. La marque annonce également jusqu’à dix jours d’autonomie en veille.

La recharge passe par un port USB-C, ce qui est un vrai bon point. Plus besoin de transporter un câble propriétaire uniquement pour le casque : le même chargeur peut servir à de nombreux appareils du quotidien.

En revanche, il faut compter environ deux heures pour une recharge complète et le modèle ne bénéficie pas de fonction de charge rapide. Pour une utilisation quotidienne de quelques heures, cela reste largement suffisant. Pour une personne qui oublie systématiquement de recharger ses appareils, en revanche, il faudra prendre le réflexe de le brancher régulièrement.

Alors, est-ce que je l’adopte ?

Après plusieurs utilisations, le Shokz OpenMove m’a surtout convaincue pour ce qu’il propose de différent. Ce n’est pas le casque que je choisirais pour m’installer dans mon canapé avec un album et rechercher la meilleure qualité sonore possible. Pour cela, un casque classique ou de bons écouteurs restent nettement plus adaptés.

En revanche, pour marcher, courir, faire du vélo ou écouter des podcasts tout en restant attentive à son environnement, il devient beaucoup plus intéressant. Son poids contenu, son fonctionnement très simple, son Bluetooth stable, son port USB-C et sa résistance IP55 en font un compagnon plutôt pratique. Si votre priorité est justement de pouvoir écouter du contenu sans vous couper du monde extérieur, ces compromis deviennent beaucoup plus faciles à accepter.

Emie B.

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